Encore et encore ; c'est l'hiver ; c'est écrit.


D'abord vos corps qui se séparent, t'es seule dans la lumière des phares, t'entends à chaque fois que tu respires comme un bout de tissu qui se déchire. Et ça continue encore et encore ; c'est que le début d'accord, d'accord...
L'instant d'après le vent se déchaîne, les heures s'allongent comme des semaines.
Tu te retrouves seule assise par terre à bondir à chaque bruit de portière.
Et ça continue encore et encore. C'est que le début d'accord, d'accord...
Quelque chose vient de tomber sur les lames de ton plancher ; c'est toujours le même film qui passe...
T'es toute seule au fond de l'espace. T'as personne devant...

La même nuit que la nuit d'avant, les mêmes endroits deux fois trop grands.
T'avances comme dans des couloirs, tu t'arranges pour éviter les miroirs.
Mais ça continue encore et encore. C'est que le début d'accord, d'accord...
Quelque chose vient de tomber, sur les lames de ton plancher : c'est toujours le même film qui passe; t'es toute seule au fond de l'espace, t'as personne devant...personne...
"Faudrait que t'arrives à en parler au passé !"
"Faudrait que t'arrives à ne plus penser à ça !"
" Faudrait que tu l'oublies à longueur de journée !"
" Dis-toi qu'il est de l'autre côté du pôle, dis-toi surtout qu'il ne reviendra pas."

Et ça te fait marrer les oiseaux qui s'envolent... les oiseaux qui s'envolent... Les oiseaux qui s'envolent...

Tu comptes les chances qu'il te reste ; un peu de son parfum sur ta veste. Tu avais dû confondre les lumières d'une étoile et d'un réverbère.
Mais ça continue encore et encore... C'est que le début d'accord, d'accord...

Y a des couples qui se défont sur les lames de ton plafond. C'est toujours le même film qui passe. T'es toute seule au fond de l'espace. T'as personne devant...personne [...]



Elle disait "j'ai déjà trop marché, mon c½ur est déjà trop lourd de secrets, trop lourd de peines."
Elle disait "je ne continue plus, ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu. C'est plus la peine."
Elle disait que vivre était cruel, elle ne croyait plus au soleil, ni aux silences des églises.
Même mes sourires lui faisaient peur ; c'était l'hiver dans le fond de son c½ur.
[...] Le vent n'a jamais été plus froid, la pluie plus violente que ce soir-là.
Le soir de ses vingt ans, le soir où elle a éteint le feu derrière la façade de ses yeux.
Dans un éclair blanc, elle a sûrement rejoint le ciel. Elle brille à côté du soleil comme les nouvelles églises.
Mais si depuis ce soir-là je pleure, c'est qu'il fait froid dans le fond de mon c½ur. [...]



Elle te fera changer la course des nuages, balayer tes projets, vieillir bien avant l' âge.
Tu la perdras cent fois dans les vapeurs des ports, c'est écrit.
Elle rentrera blessée dans les parfums d'un autre ; tu t'entendras hurler que les diables l'emportent !
Elle voudra que tu pardonnes, et tu pardonneras, c'est écrit.
Elle n'en sort plus de ta mémoire, ni la nuit, ni le jour. Elle danse derrière les brouillards. Et toi, tu cherches et tu cours.
Tu prieras jusqu'aux heures ou personne n'écoute, tu videras tous les bars qu'elle mettra sur ta route, t'en passeras des nuits à regarder dehors, c'est écrit.
[...] Mais y' a pas d'amour sans histoires ; et tu rêves, tu rêves.
Qu' est-ce qu'elle aime, qu' est-ce qu'elle veut ? Et ces ombres qu'elle te dessine autour des yeux. Qu' est-ce qu'elle aime? Qu' est-ce qu'elle rêve?
Qui elle voit ? Et ces cordes qu'elle t'enroule autour des bras ; qu'est-ce qu'elle aime?
Je t'écouterai me dire ses soupirs, ses dentelles, qu'à bien y réfléchir, elle n'est plus vraiment belle.
Que t'es déjà passé par des moments plus forts ; depuis...

Elle n'en sort plus de ta mémoire
Ni la nuit, ni le jour
Elle danse derrière les brouillards
Et toi, tu cherches et tu cours
Mais y' a pas d' amours sans histoires
[...] Et moi j'ai vécu la même histoire
Depuis je compte les jours
Depuis je compte les jours
Depuis je compte les jours ...
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 09:00

Modifié le jeudi 26 novembre 2009 14:59

Cannibalisme économique.



La société de consommation est notre foyer depuis maintenant un moment. Acheter, consommer, jeter (recycler!), on connaît bien. Et puis au final, ça nous plaît bien, hormis ce cataclysme régulier qui fait que parfois, on manque d'argent. Qu'à cela ne tienne, dès les premiers billets on ira piller le premier magasin de la rue, pour le plaisir.
Mais au delà de la consommation des biens, les gens sont devenus des consommateurs d'humains. Nos relations se sont calquées sur notre société, elles sont devenues des consommations. Pire, de la nourriture vendue dans la restauration rapide. L'Humain fast-food est parmi nous! J'ai déjà évoqué le fait que souvent, les hommes et femmes, joyeux travailleurs, comblent le vide d'une vie passable en achetant des commodes et autres canapé Ikéa, cassant, retapant, repeignant leur fière pavillon du coin d'la rue.
Ce vide, les plus jeunes les comblent non seulement par des frusques hors de prix, mais également par d'autres personnes.








Bienvenu dans la nouvelle génération du cannibalisme économique : les hommes sont devenus des biens de consommation, que l"on peut jeter après usage. Incapables de se supporter eux-mêmes, incapables de tolérer le moindre isolement sans craindre la solitude, ils s'empressent de trouver de la compagnie à consommer. Tout comme un bien, il faut que son nouveau gadget le valorise. Quoi de mieux qu'un faire-valoir humain, quand on ne peut investir dans un canapé cuir ? On aspire tout le bien qu'on peut en tirer, tendresse et fierté. Quand ça ne marche plus, on n'a juste à se détourner. Quelle profusion de marchandises dans nos rues! Et le fast-food est toujours pleins de clients, des personnes qui en veulent toujours plus de la part des autres, où l'égoïsme est une nouvelle valeur pleine de bon sens, où les caprices sont devenus une preuve de caractère.
L'apogée de cette consommation humaine s'inscrit dans une société dite libérée sexuellement. Quel est donc le meilleur moyen de consommer autrui, sinon au lit ? D'où le sexe mis sur un piédestal, glorificateur, faire-valoir par excellence. Et sans s'en douter, une pression s'installe. La libération sexuelle oui, la compétition du sexe non. Et pourtant, c'est bien ce qui a fini par arriver. Les tabous restent, la vulgarité s'installe. Ne sentez vous pas une délicate pression sur vos épaules, au milieu de ses statistiques de la première coucherie, des consommateurs qui font des listes dans leur tête, séparée en deux colonnes : "les bons, et les mauvais coups"? Et qui sait si ces listes peuvent être divulguées? Alors on se sent en insécurité sans le voir, on se met au défi. Et fiers de nos réussites, à notre tour d'établir des listes. Les noms peuvent s'étaler durant plusieurs pages, tant le nombre de consommations peut facilement s'élever. Les règles sont celles du McDo, on peut revenir le lendemain pour choisir un nouveau menu, en ayant pris uniquement soin de jeter les restes du précédents dans une poubelle la veille.

Les gens sont devenus incapables de savourer un instant éphémère, même si ils en sont avertis. Ils leur faut tout, tout de suite, et pouvoir vite changer. Où est le service après vente? Burger et copine, même combat pour rester au top de la sélection du jour.



Bon appétit.

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 15:02

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 17:11

Your eyes in mine, SexyBoy.

Devenir dépendant de quelqu'un n'est pas une faiblesse, mais un pur acte de générosité.


"C'était l'hiver dans le fond de son coeur".
Lorsqu'une nuit crache de son écrin noire les particules de sourire qu'il me jète, je pourrais voir, presque cachée dans ma paume, sa main qui me sert. Comme beaucoup, face à cette obscurité réparatrice je me suis mise à inspirer avec intérêt toutes les senteurs qui venaient à moi en cachant mon air ravi. Nous sommes inextricablement lié par les lois qu'on nous enseigne dans les dessins animés Disney (à l'exception peut-être de celui intitulé "Taram et le Chaudron Magique"), sourire éclatant et amour évident entre autre. On a délaissé les pantoufles de vair et autre carrosse pour des escarpins de cuir et des chauffeurs avec permis, mais le principe reste le même ; trouver quelqu'un à aimer, et non pas pas quelqu'un qui t'aime. Sans savoir aimer, personne ne peut nous aimer, non ? La première personne à aimer, c'est nous. Je dois m'aimer, tu dois t'aimer, par delà notre terrible banalité. L'Amour est un jeu de miroir tourné vers soi, on s'aime d'abord soi-même avant de trouver quelqu'un à aimer pour nous rassurer, et parfois pour qu'il nous serve de faire-valoir. Sans le savoir souvent. La subtilité consiste à trouver une personne, en même temps que celle-ci nous trouve. Ainsi, l'illusion est parfaite, le bonheur devient ivresse de l'autre, c'est-à-dire de soi.

L'Amour est donc un sentiment égoïste, la dépendance à l'autre est une drogue si généreuse qu'elle peut devenir destructrice.
Nous reste seulement le Pouvoir. Celui de conquérir son Coeur, pour mieux nous reconquérir, comme une petite naissance dans les yeux d'un autre que soi. Ce n'est plus l'égoïsme de l'Amour, mais de l'Amour-propre, tout simplement.
Your eyes in mine, SexyBoy.

# Posté le vendredi 07 août 2009 14:49

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 10:02

Notre futur s'annonce décoratif.

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Une gorgée, une chips avalée.
« Hein que mon Baptiste il veut aller à l'école hein mon grand ? »
« Nan. Je veux aller jouer. »
« Va, file jouer mon grand ! hahaahohoho »
«Qu'il est mignon ton petit Baptiste ..!»
Deux gorgées, une tomate cerise, je me redresse dans mon siège. Baptiste s'enferme dans une cabane en bois, et sans doute joue-t-il avec un petit déjà à l'intérieur car on entend du remue-ménage là dedans. Une cuisinière rose en plastique surgit soudain d'une des petites fenêtres, et reste coincée dans celle-ci.
« J'ai encore fait des folies à Ikea, j'ai racheté une table basse d'une telle beauté ! Vous voulez la voir? »
« Évidemment ! D'ailleurs moi mon étagère est de chez Ikea [...] Vraiment bien ta table. J'hésite à avoir la même tiens ! »
Un coup d'½il aux enfants. Baptiste se bat avec sa s½ur pour le vélo. Elle hurle. Baptiste l'emporte, et fuit en pédalant comme un dément, ravi. Sa nouvelle acquisition le rend si euphorique qu'il roule sur une racine, et tombe lamentablement sur le goudron. Il ne pleure pas, il regarde seulement si le vélo est toujours là.
«De toutes façons c'est bien simple, si j'écoutais ma femme mon salaire serait dépensé avant qu'on ne l'ai reçu !»
«Oh mais tu es bien content de cette nouvelle étagère pourtant ! Hinhinhin.»
«Oui, j'dois le reconnaître, elle est bien cette étagère. Tout comme les nouvelles lampes de la chambre.»
«Eh bien tu vois ! Et c'est moi qui ai choisi, mais monsieur râle alors que j'ai l'oeil pour ça.»
«Ah voyez là la prétentieuse, non mais regardez, on dirait que tu as créé ces lampes.»
«C'est presque ça, j'ai créé le concept de ces lampes associées à notre chambre.»
Mon portable m'indique un message reçu. Les minutes ne s'écoulent plus pareil, elles ne jouent que des partitions de l'éloge d'Ikea et de son influence indéniable dans tout les foyers. Chacun se gargarise de ses trouvailles, croyant avoir fait la meilleure association de meubles que le voisin. Ils oublient qu'ils ont le même mobilier.
«On est en train de refaire tout le rez-de-chaussée, et attention, on n'a pas fait les choses à moitié, on a tout cassé ! »
«Ouaaaah mais dis donc vous n'avez peur de rien [...] ! »
«Tu penses! On a hésité, mais voyez-vous madame voyait ça parfaitement réalisable...»
«Ton souci c'est que tu n'arrives pas à matérialiser une idée.»
«Je ne m'en porte pas plus mal, en attendant qui s'occupe des travaux là-dedans...»
«Tu sais bien que si ils n'étaient pas là ces travaux, tu t'ennuierais.»
Je mâche un morceau de carotte fade au possible, j'hésite à le recracher discrètement mais je me résous à l'avaler d'un trait, masquant une grimace. Je reçois l'appel d'un ami qui n'a pas le moral. Je tente de l'écouter du mieux que je peux, au milieu des discours absurdes de ces adultes qui ont oublié leur vie, de Baptiste qui frappe volontairement les petites roues de son vélo sur le sol afin de faire le plus de bruit possible, des sons lointains de l'été, des senteurs de la vie, de la sensation d'invulnérabilité qui me submerge. Moi je me dis que j'ai quelque chose. Que je ne serais pas comme eux.

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Non, je ne serais pas comme ça. Je dessinerais, je lirais, et au travers de mes voyages écrits, j'oublierais le reste. Le fait que sans argent nous ne sommes rien, que je ne suis rien face à ces théâtres quotidiens mettant l'absurdité de nos vies en évidence. J'aimerais trouver autre chose. Voyager, voyager par tout les moyens, et même avec ou sans moyens justement. Voyager dans mes rêves endormis, voyager dans des pays inconnus, voyager dans mes découvertes, voyager, voyager, voyager... Le Vide deviendrai Voyage. Mais je ne dois pas encore mesurer l'impact que je peux avoir. Il ne se compte sur rien, je n'ai pas d'impact, mes idées ne voleront pas à travers champs alors que je sais que chacun a sans doute les mêmes aspirations délirantes d'accéder à un monde autre, un monde caché dont on a mangé la clé. Mais ma jeunesse ne sait pas ce qu'elle dit, ma jeunesse ne comprend pas que je n'ai pas le choix. Jeune, je suis jeune. Alors, je me complais dans les soirées arrosées, dans les caresses et les baisers. L'école fait heureusement découvrir des personnes, parfois. On refait le monde quand on est petit, on décide que les arbres seraient bleus quand nous seront grands ... Et arrivent alors les devoirs dont une seule réponse est juste, les choix qui n'aboutissent qu'à une voie possible, le travail à horaires fixes, sans changement envisageable. Le travail n'ouvre pas au monde. Il le transforme. Un jour, vous vous direz que tout cela est normal, qu'il faut aller faire ses courses, qu'il faut changer la couche de votre enfant, qu'il faut sortir le chien et laver la voiture familiale. C'est la réponse juste, le bon choix, la routine nécessaire. Selon eux, les Grands, les Hommes Importants, les Manipulateurs de Robots que nous deviendrons tous très bientôt. On le verra pas venir, ou alors comme moi vous le verrez tellement tôt que vous serez tenté d'être fataliste, et d'accepter le Destin inscrit dans des papiers administratifs.
Mais non! Je ne serais pas des leurs. Je n'aurais pas pour vie un leurre.


"Car dans le bocal à poisson rouge, moi je ne veux pas y aller"
Personnage de Paloma, dans le film Le Hérisson.

On mimera la vie qu'on n'aura pas. La vie qu'on a jamais essayé d'avoir, la vie qu'on a accepté comme telle car elle est similaire aux autres, aussi similaire que cette table basse noire à monter sois-même comme si elle venait de notre création. Notre création meurt en grandissant, on ne crée plus que des simulacres de ravissement face à une étagère, de désarroi face aux combats dans les pays orientaux, de colère face à la montée des prix du lait. On abreuvera nos voisins de plaintes qui sont répétées sans cesse, on se plaindra de son mari, de ses enfants, de ses achats, de son travail. Et puis, autour d'un verre de chez Ikea, on rira de bon c½ur en apprenant qu'Untel a rayé sa voiture neuve.
Aujourd'hui, rien ne surpasse l'Ennui. Vous pourrez toujours faire des mômes, acheter des meubles chez une grande firme de mobilier, réaménager votre maison. Rien ne changera l'inéluctable : un soir vous verrez que votre vie est vide, et qu'une fois mort les vers vous dévoreront pour laisser votre cercueil tout aussi vide. Vos efforts n'auront servi à rien sinon à montrer aux générations suivantes la voie à poursuivre dans le culte de l'abbération. Ne pouvons pas devenir des évadés de cette vie là ? Ne pouvons pas voir enfin que tout ça ne résulte que de la peur du Vide, l'effroi de ce néant que chacun connaît un soir ou l'autre, le Vide incroyable et oppressant que chacun rempli avec des photos d'amis que nous ne n'aimons pas, d'animaux qui voudraient s'enfuir, d'insectes écrasés par vos manies de la propreté, du rangement. A croire qu'il faut la ranger, cette vie, pour ne plus voir de Vide. Tout cela n'est qu'une commode à 5 tiroirs : le premier étant l'enfance, le second le mariage, le troisième la maison, le quatrième les enfants, le dernier la mort (ou le divorce, si on veut une nouvelle commode en PVC imitation bois). Cette histoire, on l'a tous en commun. Mais pourquoi ne pas regrouper nos meubles ? Créer autre chose grâce à nos vestiges d'imagination ? Enfant, nous rêvions tellement, tout était possible, seul l'envie, le désir comptait. Pourquoi le bonheur n'existerait-il pas ailleurs que dans l'argent dont on ne verra plus rien dans l'au-delà ? J'ai tellement honte parfois... De tout ça, de mes besoins futiles dont je pourrais tant me passer. Toutes ces acquisitions qui me rassurent, qui me font croire que j'ai quelque chose. Que je n'ai pas RIEN. Que je ne suis pas RIEN. Le Vide, j'en ai toujours eu peur. Puis j'ai fait de l'escalade, et j'ai monté malgré le Vide. Pourrais-je faire pareil ? Avancer en oubliant ma peur, en cessant d'avoir des besoins aussi stupides et aussi coûteux?
J'ai voulu travailler dans la publicité, je me disais que ça m'aiderai à apprivoiser ces besoins et cette peur de n'être que du Vide sans eux. Je sais néanmoins que ça ne changera rien, nous sommes nous-mêmes des marchandises. On se vend sans cesse auprès des autres, pour avoir des copains, pour avoir un boulot, pour avoir un mari/une femme. Souvent, pour avoir un peu d'amour, il faut bien le dire, et aussi beaucoup d'argent. Car être seul et sans meubles, c'est être le Vide.


"Tu as vu comme on se vend ? Tu as vu comme on en tremble ?"

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# Posté le vendredi 03 juillet 2009 18:06

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 16:55

« Sale petite pétasse qui montre rien en surface qui veut qu'on l'embrasse encore, l'embrasse encore...»

« Sale petite pétasse qui montre rien en surface                                                                                          qui veut qu'on l'embrasse encore, l'embrasse encore...»
Mon Amour hélas le Temps passe, le Temps passe, le Temps passe, le Temps passe, le Temps passe, le Temps passe, le Temps passe, le Temps passe, le Temps passe, le Temps passe ...

Et se battre contre soi peut apporter de belles victoires, sous les flammes de la ville dont les vices grouillent, fourmillent et se déversent sur nos pauvres corps affamés de tout ce qu'ils pourraient absorber. J'avais faim, j'ai tout dévoré, le bon et le moins bon. J'suis en pleine digestion. Ca va me passer, et bientôt les erreurs, les horreurs et les douleurs s'enfuiront dans mes veines, où j'aurais le plaisir de les piquer doucement, afin de voir le liquide vivant perler et faire miroiter les souvenirs qui s'évaporeront alors au creux d'un de mes maigres bras. Je boirais peut-être quelques vestiges de ma mémoire, les meilleurs, afin de les re-digérer, les intégrer à moi dans une dilution parfaite qui les rendront alors sains.


Patience, un an n'est rien. Six mois encore moins.


But what you want I cannot do anything about it, this world isn't mine!
You believed that everything had become simple. For me it is even harder.
My humanity believed in it, your blind eyes also. It was good, it was beautiful.
Run away me, I flee myself.
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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 15:45

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 17:46